L’épopée moderne : épopée “symphonique” — Hugo et Tolkien
Cet article se propose de démontrer que, malgré l’idée reçue de la mort de l’épopée, la modernité a bien donné naissance à des textes participant de ce genre. Pour ce faire, nous avançons que l’épopée n’existe pas seulement comme œuvre, mais aussi comme registre et enfin comme action. L’œuvre épique...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/epopee, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Projet Épopée
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article se propose de démontrer que, malgré l’idée reçue de la mort de l’épopée, la modernité a bien donné naissance à des textes participant de ce genre. Pour ce faire, nous avançons que l’épopée n’existe pas seulement comme œuvre, mais aussi comme registre et enfin comme action. L’œuvre épique moderne est ainsi notamment caractérisée par une modification des conditions de l’action épique : au régime polyphonique, caractéristique des œuvres canoniques, a succédé un régime symphonique, à même de répondre au défi posé à la littérature par le désenchantement du monde.L’étude plus précise d’œuvres telles que Notre-Dame de Paris ou Le Seigneur des anneaux met en évidence le rôle de l’image dans le fonctionnement symphonique des épopées modernes. Par le travail de l’image, en effet, de tels textes déploient toutes les richesses sensibles du monde, leur offrent une visibilité inédite et les tire de l’insignifiance ordinaire. Cette invitation faite au lecteur à voir dans le réel un monde vivant et signifiant signe la capacité proprement épique de certains textes modernes à manifester les “profonds enchantements” du monde. |
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