Présence de la Chanson de Roland dans le Japon moderne : les premières présentation et traductions (MAEDA, BAN, SATO)

La Chanson de Roland jouit au Japon d’un statut particulier parmi les œuvres médiévales françaises. Présentée au public dès l’ère Meiji (1868-1912), par la traduction-adaptation par Maeda Chōta du livre de Léon Gautier, La Chevalerie, elle sera traduite pas moins de cinq fois. Cet article, après avo...

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发表在:URI:https://journals.openedition.org/epopee,
主要作者: Kuroiwa, Taku
格式: Article ou chapitre numérique
语言:Français
出版: Projet Épopée 2026
在线阅读:Accès Université d'Orléans et IFPM
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实物特征
总结:La Chanson de Roland jouit au Japon d’un statut particulier parmi les œuvres médiévales françaises. Présentée au public dès l’ère Meiji (1868-1912), par la traduction-adaptation par Maeda Chōta du livre de Léon Gautier, La Chevalerie, elle sera traduite pas moins de cinq fois. Cet article, après avoir dit quelques mots de la présentation par Maeda s'intéresse aux deux premières traductions. La première traduction date de 1941, à la veille de la guerre du Pacifique, et elle est l’œuvre de Ban Takeo. Elle est publiée dans la Collection de la littérature de guerre dans le Monde, dirigée par une certaine “Société de la littérature de guerre”, et elle est accompagnée par des textes de propagande. Pourtant, cette traduction par Ban propose, nous semble-t-il, un texte fidèle, avec des commentaires et des illustrations qui permettent la compréhension par les lecteurs japonais. Comme Maeda, Ban a souvent recours à une “approche analogique” entre les féodalités occidentale et japonaise, afin de faire mieux comprendre le Moyen Âge occidental au public japonais. Par ailleurs, sa décision de traduire cette épopée dans un style “archaïsant” a été reprise par la plupart des traducteurs postérieurs. Les travaux et la traduction par SATŌ Teruo, majoritairement effectués après la Guerre du Pacifique, peuvent être considérés comme un des aboutissements de cette “approche analogique”. Désireux depuis longtemps de comparer les chansons de geste françaises avec les récits guerriers japonais (gunki-monogatari), SATŌ présente la deuxième traduction de Roland dont le texte semble être inspirée des classiques japonais, tout en fournissant des apparats philologiques savants. Plus tard, SATŌ présentera une synthèse de la comparaison entre la Chanson de Roland et le Dit des Heike.