Muntus, caciques et colons : Le travail épique à l’œuvre dans Changó el gran putas et Rhapsodie pour Hispaniola

Cet article a pour objet d’interroger l’inscription dans le corpus épique des œuvres Changó el gran putas (Manuel Zapata Olivella, Colombie, 1983) et Rhapsodie pour Hispaniola (Jean Métellus, Haïti, 2015) à partir de l’examen du “travail épique” qui y est mis en œuvre. À travers une approche compara...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/epopee,
Autore principale: Celllier, Marine
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Projet Épopée 2026
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cet article a pour objet d’interroger l’inscription dans le corpus épique des œuvres Changó el gran putas (Manuel Zapata Olivella, Colombie, 1983) et Rhapsodie pour Hispaniola (Jean Métellus, Haïti, 2015) à partir de l’examen du “travail épique” qui y est mis en œuvre. À travers une approche comparatiste, on interroge les conditions d’un « devenir épique » des œuvres. Alors que les conflits (post)coloniaux mis en scène par ces dernières sont réinvestis de nouvelles problématiques issues du contexte politico-social contemporain colombien et haïtien, le “travail épique” mené par les œuvres semble néanmoins inachevé, et ne conduit ni à une véritable reconstruction politique ni à une résolution de la crise. Toutefois, les œuvres prennent la forme d’“épopées collectives” qui mettent en scène un héroïsme du peuple, et proposent de nouveaux modèles de vivre-ensemble.