Une nation se fait avec de la littérature
Cet article discute l’intérêt pour les textes littéraires de chercher à reproduire les variantes dialectales et sociolinguistiques – ou “métaplasmes”. Ce procédé est généralement considéré comme un outil permettant de briser les préjugés culturels et linguistiques, comme chez Homère ou chez João Gui...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/epopee, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Projet Épopée
2026
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article discute l’intérêt pour les textes littéraires de chercher à reproduire les variantes dialectales et sociolinguistiques – ou “métaplasmes”. Ce procédé est généralement considéré comme un outil permettant de briser les préjugés culturels et linguistiques, comme chez Homère ou chez João Guimarães Rosa dans Grande Sertão : Veredas. Les travaux de Teresinha Ward nous rappellent cependant que le procédé n’est pas en lui-même gage de l’“hospitalité langagière” dont parle Ricœur. À propos de deux œuvres du tournant des XIXe et XXe siècles, A escrava Isaura de Bernardo Guimarães (1875) et Rei negro, de Coelho Neto (1914), Ward a montré au contraire le rôle typifiant et disqualifiant du même procédé. Nous suggérons que la reproduction esthétique de la diversité d’une communauté linguistique est un acte politique quand ces variantes sont présentées comme des composantes du paysage linguistique d’une nation ; et nous avons fait pour notre part des propositions pour une traduction d’Homère qui cherche à rendre compte de ces métaplasmes. |
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