La Tour de Babel, le sac de Troie et la recherche des origines des langues : philologie, histoire et illustration des langues vernaculaires en France et en Angleterre aux XVIe-XVIIe siècles
À travers l’Europe des XVIe et XVIIe siècles, les humanistes ont réinventé la recherche de l’histoire des langues vulgaires. Cette recherche des origines des langues présentait un intérêt philologique réel, car elle permettait de mieux comprendre l’étymologie des mots et l’évolution des structures g...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/episteme, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Études Épistémè
2018
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | À travers l’Europe des XVIe et XVIIe siècles, les humanistes ont réinventé la recherche de l’histoire des langues vulgaires. Cette recherche des origines des langues présentait un intérêt philologique réel, car elle permettait de mieux comprendre l’étymologie des mots et l’évolution des structures grammaticales. Mais le grand nombre de traités linguistiques retraçant la généalogie des langues doivent être situés dans leur contexte politique, culturel, religieux, et même polémique. La recherche des origines des langues constituait aussi un effort essentiel pour légitimer les langues vernaculaires en tant que langues savantes et littéraires. Une langue noble possédait nécessairement un noble lignage, et les historiens et philologues tentaient de remonter cette filiation pour associer leurs langues vulgaires respectives aux grands idiomes de l’Antiquité. Pour certains hommes de lettres protestants, par contre, démontrer que leur langue vernaculaire ne dépendait nullement du latin était un moyen de minimiser l’apport linguistique de Rome, symbole de l’église catholique détestée. Les débats autour de l’histoire des langues se confondent avec des arguments plus généraux concernant les rivalités dynastiques et la lutte entre protestants et catholiques. Il s’agit dans cet article de comparer la façon dont les hommes de lettres français et britanniques ont tenté de construire l’histoire de leur langue vernaculaire respective. Une telle étude contribue à démontrer que ces écrits doivent être lus dans un contexte européen de compétition politique et culturelle, de fascination humaniste pour le fait linguistique et de conflits religieux. |
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