Ça brûle
Le dispositif est simple : devant un écran, où peuvent être montrées des images, deux hommes côte à côte, Laurent Roth et Amos Gitaï, dialoguent, filmés soit de dos, soit de face ou de profil. Ce dispositif est risqué : tout déséquilibre peut faire baisser l’attention, de même que la complaisance, l...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/entrelacs, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Vydáno: |
Entrelacs
2021
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le dispositif est simple : devant un écran, où peuvent être montrées des images, deux hommes côte à côte, Laurent Roth et Amos Gitaï, dialoguent, filmés soit de dos, soit de face ou de profil. Ce dispositif est risqué : tout déséquilibre peut faire baisser l’attention, de même que la complaisance, la distance ou au contraire trop d’empathie. Comme l’énonce Roth, la discussion se tient sur une « ligne de crêtes », lançant les mots dans un laboratoire/studio au regard de tout spectateur. Dans Amos Gitaï, la violence et l’histoire (75’), dans Amos Gitaï, Yitzhak Rabin, gestes de mémoires (60’) ou Haïfa la rouge (15’), rien ne se réduit à une signification unique, rien ne vient conclure, tout refuse l’explication définitive. Il s'agit de repousser toujours le mot « fin », au nom d’un proverbe arabe que l’artiste israélien cite en exergue : « Quand la maison est finie, l’homme est mort. » Cette manière de rechercher l’utopie sans sa perfection imprègne les films que Laurent Roth a consacré à Amos Gitaï. |
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