Laurent Roth, poète de l’immanence de la transcendance
« J’essaie de tout dire sans avoir le langage » : ainsi parle Laurent Roth à propos de cette énigme poétique, son premier film, Marie ou le retour (1984). Confession paradoxale d’un cinéaste viscéralement littéraire dont on ne sait si son cinéma est de la littérature visuelle, ou si sa vocation litt...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/entrelacs, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Veröffentlicht: |
Entrelacs
2021
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | « J’essaie de tout dire sans avoir le langage » : ainsi parle Laurent Roth à propos de cette énigme poétique, son premier film, Marie ou le retour (1984). Confession paradoxale d’un cinéaste viscéralement littéraire dont on ne sait si son cinéma est de la littérature visuelle, ou si sa vocation littéraire ne peut littéralement pas se déployer hors caméra. Je vais essayer par quelques touches légères d’effleurer le mystère d’un poète filmant que j’ai vu éclore dans la nuit de Paris. Nous avions vingt ans et l’habitude de grimper sur le toit de sa chambrette surplombant le Panthéon. Là, exaltés, dans notre ciel monumental hérissé de dômes et de clochers, nous discourions sur le sublime en risquant de tomber dans le vide. On n’en guérit pas. J’ai donc ici l’ambition intime de me porter témoin de la mise en jeu du sublime dans les cheminements de Laurent Roth, cheminements qui mènent partout où peut surgir le miracle. |
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