Rêve et matière. Toucher-coller dans les films de Gunvor Nelson
Comment une peinture, ou un film, parviennent-ils à toucher le système nerveux et à procurer la sensation d'un corps, quel qu'il soit ? C'est ce que nous souhaitons mettre en lumière en nous attachant au rêve matériel de Gunvor Nelson et à la fonction génétique du « toucher-coller » d...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/entrelacs, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Entrelacs
2013
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Comment une peinture, ou un film, parviennent-ils à toucher le système nerveux et à procurer la sensation d'un corps, quel qu'il soit ? C'est ce que nous souhaitons mettre en lumière en nous attachant au rêve matériel de Gunvor Nelson et à la fonction génétique du « toucher-coller » dans son œuvre matérialiste. Si tous les cinéastes ont leur propre méthode de travail, seuls certains tiennent à partager, dans un effort délibéré de la conscience, l'idée matérielle de l’œuvre. Ainsi, le cinéma de Gunvor Nelson n’est pas innocent, il cherche à se rapprocher de son immédiateté originelle, se maintenant là où le possible se joue comme s'il s'agissait de sa raison d'être en tant qu’œuvre. Ce cinéma libre et expérimental a une conscience explicite de lui-même. Et cette tension, cette orientation totale vers l'œuvre à venir, constituent précisément le film qui se donne à voir. Il en résulte que les spectateurs ont la sensation physique et immédiate de ce rêve matériel. Le cinéma de Gunvor Nelson touche « à vue » et cherche à faire toucher par son élaboration sensible, ou par ce que nous proposons d'appeler une esthétique de la matérialité. |
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