Du près au lointain, l’espace tangible du décor de cinéma
C’est en tant que décorateur et artiste peintre que je modèle l’espace, de l’espace de l’image à l’image de l’espace. L’espace du toucher, l’espace de jeu optique, l’espace de poésie selon Gaston Bachelard, l’espace sujet aux lois de la perspective, de celle d’Alberti à la perspective d’évanouisseme...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/entrelacs, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Entrelacs
2013
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | C’est en tant que décorateur et artiste peintre que je modèle l’espace, de l’espace de l’image à l’image de l’espace. L’espace du toucher, l’espace de jeu optique, l’espace de poésie selon Gaston Bachelard, l’espace sujet aux lois de la perspective, de celle d’Alberti à la perspective d’évanouissement de Léonard de Vinci, l’espace de jeu digital, tactile, haptique, manuel de Gilles Deleuze, sont les multiples facettes de l’espace du décor. Le cadre « clos illimité » de cet espace est le plateau de cinéma, ce lieu vide où le décorateur mettra en scène le présent de l’acteur sans en ignorer le passé et le futur. L’espace commensurable du décor de cinéma se conjugue du près au lointain. Le près est souvent l’espace du jeu, lieu du texte et de l’histoire, il situe l’espace tangible de l’acteur et possède l’échelle 1. Dans ce lieu de la « feinte », il est possible de toucher le réel et l’illusion, ce « trompe la main ». Le lointain échappe au toucher de l’acteur, mais il sera le lieu du toucher du décorateur. Le geste du peintre décorateur s’y libérera sans jamais pouvoir y reproduire l’infini. |
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