Pier Paolo Pasolini, du corps brut à la brutalité de l’image
L’article s’intéresse à la place qu’occupent les corps dans le cinéma de Pier Paolo Pasolini. Il analyse plus particulièrement deux films : d’une part, Commizi d’amore (1965), un documentaire pour la télévision italienne où le cinéaste questionne les mœurs et les représentations de ses compatriotes...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/entrelacs, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Entrelacs
2012
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | L’article s’intéresse à la place qu’occupent les corps dans le cinéma de Pier Paolo Pasolini. Il analyse plus particulièrement deux films : d’une part, Commizi d’amore (1965), un documentaire pour la télévision italienne où le cinéaste questionne les mœurs et les représentations de ses compatriotes en matière de sexualité et, d’autre part, un point aveugle de l’histoire du cinéma, Salo ou les 120 journées de Sodome. On y détaille l’évolution de l’œuvre du cinéaste qui part d’un regard amusé sur ses contemporains pour devenir, peu à peu, noir et d’une rare violence. A l’aide de références théoriques qui vont de Guattari, à Foucault en passant par la théorie queer, l’article thématise l‘importance de cette évolution non seulement d’un point de vue diégétique mais aussi du point de vue du « champ des visibilités ». Par cette expression, on essaye de cerner la manière dont à partir de ce qu’il est possible, ou pas, de voir dans une image cinématographique, le cinéma s’inscrit inconsciemment dans la construction et la normation de nos existences. Autrement dit, on y interroge le lien entre l’image pasolinienne, la sexualité et ses représentations. A lire la filmographie de Pasolini, on s’apercevra, en effet, que sa caméra problématise systématiquement le « genre » – au double sens du terme – pour tenter d’y semer le « trouble » : avec le cinéaste, les genres cinématographiques, tout comme le genre humain, sont remis en question dans l’évidence de leur certitude. Plus qu’insister sur les regrets pasoliniens face à la société contemporaine, l’article met donc en évidence son invitation constante à transgresser, par la poétique de l’image, toute normation du désir. |
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