Les mutations du corps dans le cinéma américain des années quantre-vingt : disparition, substitution, résistance
Dans les années quatre-vingt une génération de cinéastes hollywoodiens, essentiellement dévoués au genre fantastique ou horrifique, ont engagé une profonde réflexion figurative sur les nouveaux statuts du corps au cinéma. « Ce cinéma plus que tout autre, et avec une ampleur jamais atteinte à une aut...
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Entrelacs
2012
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans les années quatre-vingt une génération de cinéastes hollywoodiens, essentiellement dévoués au genre fantastique ou horrifique, ont engagé une profonde réflexion figurative sur les nouveaux statuts du corps au cinéma. « Ce cinéma plus que tout autre, et avec une ampleur jamais atteinte à une autre époque, s’est attaquée au corps humain pour le dépecer, le modifier, le transmuer de toutes les manières possibles1 » résume Vincent Amiel. Parmi les divers dommages physiques que le cinéma fantastique américain a fait subir à la figure humaine, se distinguent tout particulièrement les corps déshumanisés, possédés par le Mal absolu, dans les films fantastiques de John Carpenter (The Thing, 1982 ; Prince Of Darkness, 1988), les corps-machines du cinéma de James Cameron, fasciné par le « mariage du métal et de la chair2 » (Terminator, 1984 ; Abyss, 1989 ; Terminator II, 1991), puis les corps-mutants du cinéma de David Cronenberg (Videodrome, 1983 ; The Fly, 1986 ; ExistenZ, 1999), obsédé par la dégénérescence de la chair. |
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