Le cinéma d’animation et le privilège de l’imaginaire. De Fantasmagorie à Paprika

Le cinéma d’animation dans sa part la plus large interroge le rapport du réel à l’imaginaire en ce qu’il n’est pas une reproduction de prise de vues réelles mais bien la création ad nihilo d’un monde fictionnel dans lequel l’inanimé s’anime. Cependant, les films d’animation narratifs posent les base...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/entrelacs,
Autore principale: Martin, Jessie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Entrelacs 2012
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le cinéma d’animation dans sa part la plus large interroge le rapport du réel à l’imaginaire en ce qu’il n’est pas une reproduction de prise de vues réelles mais bien la création ad nihilo d’un monde fictionnel dans lequel l’inanimé s’anime. Cependant, les films d’animation narratifs posent les bases d’un rapport monde réel / monde imaginaire qui engage à revoir cette frontière territoriale alors posée à l’intérieur même des films. L’animation ne propose donc plus de mesurer le trajet entre le monde du créateur (monde réel) et le monde des créatures (monde imaginaire fabriqué) comme il l’a fait dans ses premières expériences (où le créateur intervenait dans sa propre animation). Elle suggère un déplacement de frontière où réel et imaginaire son t tous deux pris en charge dans la fiction qui les met en co-présence. Ainsi, de certains films qui installent leur diégèse dans des conditions de réalité les plus proches du monde physique pour ensuite conduire leurs personnages dans un territoire souvent contigu où règnent les lois de l’imaginaire. De Fantasmagorie (1908) à Paprika (2006), c’est la cœxistence et surtout l’articulation de ces deux territoires fictionnels mais déterminés par leur rapport au réel que nous aimerions interroger pour comprendre comment cette articulation de l’un à l’autre instruit notre rapport à l’imaginaire.