« Par delà le mur optique ». Ou le flou comme désir de magie

Dans Le cinéma ou l’homme imaginaire (1956), Edgar Morin analyse à plusieurs reprises l’emploi d’effets visuels, en particulier la surimpression dans les films de Georges Méliès. Utilisés notamment pour figurer le monde des doubles, des fantômes, ces effets entretenaient pour l’auteur une forme de m...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/entrelacs,
Hovedforfatter: Vally, Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Entrelacs 2012
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Dans Le cinéma ou l’homme imaginaire (1956), Edgar Morin analyse à plusieurs reprises l’emploi d’effets visuels, en particulier la surimpression dans les films de Georges Méliès. Utilisés notamment pour figurer le monde des doubles, des fantômes, ces effets entretenaient pour l’auteur une forme de magie archaïque. Or, comme le constate Edgar Morin, le passage du cinématographe au cinéma a rationalisé l’usage de ces effets, par exemple celui du flou. Depuis ces vingt dernières années, on constate l’émergence de certains cinéastes qui font de nouveau du flou une figure dotée d’un fort potentiel magique : Krzysztof Kieslowski, David Lynch ou encore Kiyoshi Kurosawa. De l’état de traces dans Mulholland Drive à un état quasi tangible dans Kaïro, le flou redevient la figure qui s’étend par delà le mur optique...