Les voix dans le “grand chaudron” du cinéma de Federico Fellini
L’objectif de cet article est d’étudier la présence des voix dans le cinéma de Federico Fellini, à travers l’analyse des films suivants : Il Casanova di Federico Fellini (Casanova, 1976) et E la nave va (Et vogue le navire, 1983). Comme l’a fait ressortir Michel Chion, dans les films de ce metteur e...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/entrelacs, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado: |
Entrelacs
2015
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’objectif de cet article est d’étudier la présence des voix dans le cinéma de Federico Fellini, à travers l’analyse des films suivants : Il Casanova di Federico Fellini (Casanova, 1976) et E la nave va (Et vogue le navire, 1983). Comme l’a fait ressortir Michel Chion, dans les films de ce metteur en scène, les personnages ne parlent point comme n’importe qui, et leurs voix n’adhèrent à leurs corps que d’une façon extrêmement vague et libre soit dans l’espace soit dans le temps. La voix des personnages sont déphasées par rapport à leur corps (non seulement non synchroniques, mais aussi hors des propos : excédantes, dégénérées, baroques) comme dans Casanova où la voix du héros semble être un masque qui n’adhère pas à son visage, et surtout, dans les deux “” de E la nave va, où les chanteurs entonnent de façon grotesque et asynchrone les vers de Verdi et Rossini. C’est justement dans cet écart que paraît la parole du poète Andrea Zanzotto qui, à son tour, devient mythopoïétique. |
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