Vox post-mortem, poétiques de la disparition après le 11 septembre 2001

Dans son court-métrage réalisé à l’occasion du film collectif 11’09“01 - September 11 (2002), le réalisateur mexicain Alejandro Gonzales Iñárritu élabore un dispositif visuel et sonore multi-référentiel. Tout au long des onze minutes et neuf secondes que dure le film, l’écran reste presque intégrale...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/entrelacs,
1. Verfasser: Souladié, Vincent
Format: Article ou chapitre numérique
Veröffentlicht: Entrelacs 2014
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Dans son court-métrage réalisé à l’occasion du film collectif 11’09“01 - September 11 (2002), le réalisateur mexicain Alejandro Gonzales Iñárritu élabore un dispositif visuel et sonore multi-référentiel. Tout au long des onze minutes et neuf secondes que dure le film, l’écran reste presque intégralement noir. Notre attention est alors focalisée sur le mixage prédominant : un entrelacs acoustique réunit un crescendo de voix hétérogènes, de plus en plus nombreuses, de plus en plus intenses, jusqu’à créer une musique verbale lancinante. Nous pouvons rapidement reconnaître cette cacophonie comme étant un assemblage de véritables archives sonores du 11/9 (commentaires des présentateurs télévisés, témoignages d’anonymes ou messages post-mortem des défunts, enregistrés sur répondeurs). En résistance à la profusion des images médiatiques, Iñarritu semble chercher à employer cette matière phonique pour leur substituer des images intérieures et personnelles. Mais cette poétique de la disparition est-elle seulement en mesure de mettre à nu la réalité sous la robe du visible, ou bien l’esthétisation du montage vocal désincarne-t-il encore autrement la violence de l’événement ?