Travailler (sur) les émotions écologiques, entre psychologisation du politique et désobéissance épistémique
De quoi l’engouement autour des éco-émotions est-il le nom ? Dans un contexte où les approches affectives de l’environnement connaissent un retentissement grandissant, nous soulignons un paradoxe qui les traverse : si elles peuvent rompre avec les cadres scientifiques et politiques dominants et entr...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/emulations, |
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| Päätekijät: | , |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Émulations
2026
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | De quoi l’engouement autour des éco-émotions est-il le nom ? Dans un contexte où les approches affectives de l’environnement connaissent un retentissement grandissant, nous soulignons un paradoxe qui les traverse : si elles peuvent rompre avec les cadres scientifiques et politiques dominants et entrer en convergence avec des épistémologies subalternes, elles risquent néanmoins de contribuer à une dépolitisation des enjeux écologiques. Partant de nos parcours en tant que chercheuses en humanités environnementales, et brassant théorie politique environnementale, travaux sur les émotions écologiques et épistémologies féministes et décoloniales, nous exposons les promesses, points de vigilance, et conditions de possibilité d’une étude politique et critique des affects écologiques. La première partie de l’article revient sur les limites et les écueils d’une approche émotionnelle des problèmes environnementaux, en soulignant que ce type d’approche est susceptible de contribuer à la psychologisation, à l’individualisation et à la marchandisation de ces enjeux. Dans la deuxième partie, nous montrons que les émotions écologiques continuent malgré tout de revêtir un intérêt pour la recherche en écologie politique, en explorant leur potentiel en tant que levier de désobéissance épistémique en faveur d’une politique affectée, anticapitaliste et moins andro- et moins anthropocentrée. |
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