Ne pas se dire victime de racisme : entre déni et stratégies identitaires

Les formes de qualification du racisme sont en partie structurées par un discours dominant imputant une étiquette de victime au minoritaire. Dans les récits d’expérience, comment comprendre que des minoritaires racisés soient réticents ou refusent de s’en dire victimes ? Partant d’une enquête par en...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/emulations,
Yazar: Bouchareb, Rachid
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Émulations 2024
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Les formes de qualification du racisme sont en partie structurées par un discours dominant imputant une étiquette de victime au minoritaire. Dans les récits d’expérience, comment comprendre que des minoritaires racisés soient réticents ou refusent de s’en dire victimes ? Partant d’une enquête par entretien (N=35) avec des minoritaires, descendants d’immigrés et de natifs des DOM-TOM, nous interrogeons la catégorisation profane des expériences et interactions racistes, en relation avec le cheminement identitaire et biographique des individus enquêtés. Nous montrons, dans un premier temps, comment leur définition de la situation met en jeu différentes stratégies identitaires, de conciliation ou de mise à distance de l’identité raciale imputée. Nous interrogeons ensuite la manière dont les épreuves vécues d’altérisation se jouent à l’échelle des interactions avec les majoritaires, mais aussi entre minoritaires. Elles conduisent à rendre incertaines tant l’identité personnelle de l’individu que la qualification du racisme.