Un écomépris ? Jugements socio-raciaux autour de l’écologie dans le mouvement des Gilets jaunes à La Réunion
À partir d’une enquête qualitative menée entre 2022 et 2025 sur le mouvement des Gilets jaunes et ses prolongements à La Réunion, cet article interroge les tensions entre écologie populaire et domination symbolique en contexte (post)colonial. Il propose la notion d’« écomépris » pour désigner les fo...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/emulations, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Émulations
2026
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | À partir d’une enquête qualitative menée entre 2022 et 2025 sur le mouvement des Gilets jaunes et ses prolongements à La Réunion, cet article interroge les tensions entre écologie populaire et domination symbolique en contexte (post)colonial. Il propose la notion d’« écomépris » pour désigner les formes de mépris – sentiment moral formulant des jugements socio-raciaux – qui disqualifient les pratiques écologiques des classes populaires créoles. L’analyse s’organise autour de trois scènes : les tentatives de convergences avec les collectifs écologistes à dominante zorey (originaires de l’Hexagone) dans les suites du mouvement des Gilets jaunes, l’expérience d’une écologie « en marron » articulant subsistance et dignité sur un site occupé, et les accusations de sale ou makote qui stigmatisent, sur les réseaux sociaux, cette occupation comme illégitime. En croisant approches par la reconnaissance, études postcoloniales et sociologie des émotions, l’article met en lumière les effets différenciés de l’impératif écologique. L’écomépris apparait comme un processus de disqualification symbolique qui hiérarchise racialement les savoirs et pratiques écologiques, tout en suscitant, chez ses cibles, indignation, résistances et stratégies de réaffirmation de la dignité. |
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