Construction de la figure de l’ennemi et popularisation de la violence au Cameroun (1957-1974) : le cas des militants de l’UPC sous le régime Ahidjo
Dans la construction des régimes politiques, la fabrication de l’ennemi joue un rôle majeur. Elle porte en elle les sources de légitimation du pouvoir et sert d’éléments de justification de l’ordre établi. Dans le processus de construction du régime Ahidjo (1958-1972), la fabrication de la figure de...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/emulations, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Émulations
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans la construction des régimes politiques, la fabrication de l’ennemi joue un rôle majeur. Elle porte en elle les sources de légitimation du pouvoir et sert d’éléments de justification de l’ordre établi. Dans le processus de construction du régime Ahidjo (1958-1972), la fabrication de la figure de l’ennemi fut déterminante dans la structuration d’un ordre autoritaire. Dans le contexte de la guerre d’indépendance qui établit l’instabilité politique au Cameroun, Ahmadou Ahidjo, à la suite de l’administration coloniale française, s’emploie à présenter les militants de l’Union des populations du Cameroun (UPC), le principal parti d’opposition, comme des ennemis au projet d’unité nationale. C’est pour combattre cet ennemi intérieur que les militants et militantes de son parti politique s’engagent pour assurer le maintien de l’ordre. En exploitant les multiples discours d’Ahidjo, les rapports politiques et les témoignages des anciens membres de l’Union camerounaise (UC) et de l’Union nationale camerounaise (UNC), l’article analyse la production discursive d’Ahidjo pour déboucher sur les implications diverses de l’UC et de l’UNC dans le maintien de l’ordre. |
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