Intellectuel·les en exil en France et en Allemagne : entre précarisation et engagement
Comment continuer à exercer une profession intellectuelle après un exil forcé, et dans quelles conditions ? À travers l’étude de parcours de professionnel·les de l’écrit (journalistes, universitaires et écrivain·es) exilé·es en France ou en Allemagne, cet article met en valeur la nature des facteurs...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/emulations, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Émulations
2025
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Comment continuer à exercer une profession intellectuelle après un exil forcé, et dans quelles conditions ? À travers l’étude de parcours de professionnel·les de l’écrit (journalistes, universitaires et écrivain·es) exilé·es en France ou en Allemagne, cet article met en valeur la nature des facteurs qui pèsent sur les possibilités de réinsertion dans l’emploi. Trois destins possibles se dessinent : recommencer à travers une reconversion rendue possible par la reprise d’étude ; continuer à exercer une activité intellectuelle mais non rémunérée et subsister avec des petits travaux dans un autre secteur. Plus rare, une réinsertion dans la profession est possible, favorisée par l’intervention de programmes d’aides aux professions intellectuelles en exil, ou par la mise en valeur du capital culturel d’origine dans un nouvel espace national. L’analyse des parcours et des récits de vie permet ainsi de dévoiler différentes facettes des mécanismes de précarisation, objectifs et subjectifs, que provoque l’exil, ainsi que les stratégies mises en place par les intellectuel·les pour continuer leur profession. Loin de se réduire à un effacement, ces parcours témoignent de la persistance de l’engagement intellectuel, même sous des formes précaires. |
|---|