Un Indien d’Auroville, étudiant étranger dans la dèche à Paris : une question de précarité ou de mobilité ?

Les étudiants étrangers forment un groupe particulièrement touché par la précarité en France, que l’on retrouve à l’aide alimentaire. Ces étudiants en mobilité internationale ne sont pourtant pas coutumiers du recours à l’assistance dans leurs pays d’origine. Comment se représentent-ils cette expéri...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/emulations,
Autor Principal: Guénée, Lorraine
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Émulations 2025
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Les étudiants étrangers forment un groupe particulièrement touché par la précarité en France, que l’on retrouve à l’aide alimentaire. Ces étudiants en mobilité internationale ne sont pourtant pas coutumiers du recours à l’assistance dans leurs pays d’origine. Comment se représentent-ils cette expérience et y font-ils face ? Une étude de cas, réalisée avec un étudiant indien installé à Paris, déjà diplômé de deux masters, suivi au long cours, rend compte du hiatus entre conscience d’une position privilégiée et précarité effective, et explore le cheminement qui conduit à demeurer en France quoi qu’il en soit. Des arbitrages de l’étudiant qui peuvent sembler peu rationnels, pour s’épanouir plutôt que de ne penser qu’à gagner sa vie, s’associent à des formes de débrouille, et un recours à des camarades, passant par la même expérience migratoire, pour atténuer les effets de la précarité, amortir l’expérience du déclassement et ne pas fermer l’horizon de parcours professionnels convoités par intermittence.