Etudier les futurs en sciences humaines et sociales : anticipations, prospectives et scénarios
Le numéro part du constat d’une multiplication de pratiques, de savoirs et de technologies visant à penser notre avenir collectif. Si les besoins d’imaginer les futurs des sociétés ne sont pas propres à notre période contemporaine, deux dimensions importantes semblent, cependant, caractériser notre...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/emulations, |
|---|---|
| Altri autori: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Émulations
2025
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le numéro part du constat d’une multiplication de pratiques, de savoirs et de technologies visant à penser notre avenir collectif. Si les besoins d’imaginer les futurs des sociétés ne sont pas propres à notre période contemporaine, deux dimensions importantes semblent, cependant, caractériser notre époque. D’une part, l’Anthropocène – cette nouvelle période géologique dans laquelle nous serions entrés – bouleverse notre conception du temps. D’autre part, les capacités et légitimités à penser l’avenir sont aujourd’hui largement partagées par un nombre croissant d’acteurs et d’institutions, structuré autour de nouvelles professions et experts et de nouveaux savoirs et technologies, qui forment une sorte de marché de la production d’anticipations. L’intention du présent numéro est d’éclairer les difficultés des sciences humaines et sociales à s’emparer de cet objet – les futurs et la prospective – longtemps laissé de côté, tout en les invitant à analyser les anticipations en tant qu’objets sociaux, politiques et techniques. Les contributions du numéro relèvent ce défi en documentant cet objet d’analyse. Àpartir de cas d’étude empiriques, elles mettent en évidence les acteurs, les professions et institutions qui produisent une anticipation par le haut, et par ailleurs, elles mettent en lumière la fabrication d’une anticipation par le bas en la considérant au cœur des activités sociales et politiques des citoyens. Dans leur ensemble, les recherches présentées contribuent à une réflexion critique et épistémologique sur la production de la prospective. This special issue is based on a growing number of practices, knowledge and technologies that aim to think about our collective future. While the need to imagine the future of our societies is not unique to the present day, there are two important aspects that seem to characterize our time. On the one hand, the Anthropocene - the new geological period we are now entering - is overturning our concept of time. On the other hand, the capacity and legitimacy to think about the future are now widely shared by a growing number of actors and institutions, structured around new professions and experts and new knowledge and technologies, which form a kind of market to produce anticipations. The aim of this issue is to shed light on the difficulties faced by the humanities and social sciences in tackling this subject - futures and foresight - which has long been sidelined, while at the same time inviting them to analyze anticipations as social, political and technical objects. The contributions in this issue take up this challenge by documenting this object. The contributions in this issue take up this challenge by documenting this object. Drawing on empirical case studies, they highlight the actors, professions and institutions that produce foresight from above, while also shedding light on the production of foresight from below by considering it at the heart of the social and political activities of citizens. Taken as a whole, the papers contribute to a critical and epistemological reflection on the production of foresight. |
|---|