L’immigration chinoise à Alger : l’émergence d’une place marchande à Bab Ezzouar ?
À l’instar de la plupart des pays africains, l’Algérie connaît depuis le début des années 2000 une hausse significative du nombre de ressortissants chinois présents sur son territoire. Deux figures coexistent dans ce paysage : l’ouvrier des chantiers de construction, dont la présence est étroitement...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/emam, |
|---|---|
| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Les Cahiers d’EMAM
2015
|
| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | À l’instar de la plupart des pays africains, l’Algérie connaît depuis le début des années 2000 une hausse significative du nombre de ressortissants chinois présents sur son territoire. Deux figures coexistent dans ce paysage : l’ouvrier des chantiers de construction, dont la présence est étroitement contrôlée par les entreprises chinoises, et le commerçant, figure issue d’une migration volontaire dont la visibilité est exacerbée par l’apparition d’un quartier chinois à Alger. Dans un pays qui s’est longtemps pensé comme une société d’émigration, l’immigration chinoise apporte une altérité qui soulève de nouvelles interrogations sur le rapport à l’Autre, interrogations qui s’expriment à travers la prolifération de légendes urbaines à l’encontre du « Chinois ». En nous basant sur une enquête de terrain réalisée en 2013 auprès des migrants chinois d’Alger, nous analysons dans cet article les dimensions territoriales de l’implantation chinoise à l’échelle locale. Nos résultats mettent en lumière le rôle joué par les migrants chinois dans l’émergence d’une place marchande dans la capitale et interrogent sur la place d’Alger dans la géographie des migrations internationales chinoises. |
|---|