Le commerce transnational « informel », vecteur d’une nouvelle hiérarchie de lieux. L’exemple de la périphérie urbaine de Salé (Maroc)
Cet article examine les implications spatiales du commerce transnational dans les pays intermédiaires tel le Maroc. Si l’accentuation des réformes néo-libérales entraîne l’ouverture de grandes surfaces, de magasins franchisés ou de malls, elle ne signe pas la fin du commerce « informel », tout aussi...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/emam, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Les Cahiers d’EMAM
2015
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Cet article examine les implications spatiales du commerce transnational dans les pays intermédiaires tel le Maroc. Si l’accentuation des réformes néo-libérales entraîne l’ouverture de grandes surfaces, de magasins franchisés ou de malls, elle ne signe pas la fin du commerce « informel », tout aussi globalisé. La nouvelle hiérarchisation de lieux sous l’effet du commerce transnational est peu abordée dans la littérature sur le commerce informel marocain. L’exemple d’une centralité marchande informelle dans un quartier périphérique de Salé est illustratif des reconfigurations urbaines impulsées par le commerce. La clientèle du marché aux tissus (Souq Toub) conduit à récuser l’idée de marché aux pauvres et pointe l’influence d’une politique publique (création d’une zone industrielle) sur l’essor d’un marché informel. Logé dans une zone périurbaine devenue stratégique avec la réalisation du projet Bou Regreg, le marché bidonvillois Souq Salihine est visé par une stratégie de reconquête foncière : son existence semble menacée par la politique de promotion d’une ville globale à l’image attractive. Deux processus producteurs de centralité urbaine s’affrontent, l’un officiel et planifié, l’autre issu d’initiatives marchandes privées. |
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