La promenade comme fabrique de l’espace public et nouvelle forme d’urbanité déambulatoire et d’émancipation.

De Shanghaï à Londres en passant par Rio de Janeiro, les façades maritimes et fluviales des métropoles sont devenues les vitrines de leurs nouvelles ambitions et des espaces de sociabilité où la fonction de promenade est centrale. Dans le cas de la ville de Rabat au Maroc, il a fallu attendre le déb...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/emam,
Autore principale: Moussalih, Abdallah
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Les Cahiers d’EMAM 2019
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:De Shanghaï à Londres en passant par Rio de Janeiro, les façades maritimes et fluviales des métropoles sont devenues les vitrines de leurs nouvelles ambitions et des espaces de sociabilité où la fonction de promenade est centrale. Dans le cas de la ville de Rabat au Maroc, il a fallu attendre le début du XXIe siècle pour que les berges du Bouregreg deviennent un site de promenade, un lieu à visiter, un endroit où consommer et se rencontrer, une scène où voir et être vu. À partir de l’observation des circulations et des interactions, nous nous interrogerons sur la promenade comme forme d’expression urbaine fondée sur le mouvement, sorte « d’urbanité déambulatoire », dans laquelle les corps se croisent, s’effleurent, s’esquivent selon des codes précis, mettant en œuvre de nouvelles chorégraphies et géographies. Nous nous interrogerons aussi sur ce lieu produit selon les nouveaux standards internationaux des métropoles et du tourisme, comme « géosymbole d’une urbanité » et d’une sociabilité cosmopolites, à la fois inclusif et exclusif, et sur cette fabrique d’espace public où les femmes et les jeunes couples prennent une place importante.