Hay Ryad à Rabat : de la ville nouvelle au quartier ?
Face à la caducité des outils de la planification urbaine, les villes nouvelles ont été présentées comme des solutions miracles susceptibles d’assurer un développement urbain maîtrisé et intégré. Depuis lors, une utilisation en vogue du label est constatée pour désigner des projets différents, qui o...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/emam, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Les Cahiers d’EMAM
2017
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Face à la caducité des outils de la planification urbaine, les villes nouvelles ont été présentées comme des solutions miracles susceptibles d’assurer un développement urbain maîtrisé et intégré. Depuis lors, une utilisation en vogue du label est constatée pour désigner des projets différents, qui opère, telle une instrumentalisation d’un concept à la fois politique et économique, en l’absence d’une définition claire de son contenu et de ses objectifs, ainsi que d’un cadre réglementaire explicite et stable. L’étude du projet de Hay Ryad à Rabat, médiatisé sous l’appellation « ville nouvelle », permet de faire ressortir des distorsions majeures entre les objectifs volontaristes des discours et des documents d’urbanisme d’une part et les réalités sociales et spatiales, telles que connues au moment de son lancement, d’autre part. La volonté planificatrice paraît ainsi totalement obsolète et les objectifs initiaux mis de côté sous l’effet des décisions prises au plus haut niveau politique et appliquées à la lettre tant par les opérateurs publics que privés. Les villes nouvelles participent dès lors, du moins au Maroc, des modes classiques de la fabrication de la ville, où les lois et textes réglementaires sont peu respectés aux dépens de dérogations formelles et informelles. |
|---|