Ethnographie de la self-défense féminine dans le Caire révolutionnaire. Modalités de mise en récits de la violence des femmes
A partir d’un travail ethnographique mené au Caire dans les cours de self-défense destinés aux femmes, cette contribution se concentre sur les enjeux d’énonciation de la violence féminine et des légitimités différenciées et hiérarchisées qui lui sont relatives. Les commentaires relatifs à la violenc...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/ema, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Égypte/Monde arabe
2015
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | A partir d’un travail ethnographique mené au Caire dans les cours de self-défense destinés aux femmes, cette contribution se concentre sur les enjeux d’énonciation de la violence féminine et des légitimités différenciées et hiérarchisées qui lui sont relatives. Les commentaires relatifs à la violence tenus par les actrices et acteurs de mon terrain, qui s’emploient à lui donner cadre et à en définir les modalités « normales » d’avènement, seront envisagés comme des discours travaillés par des enjeux de pouvoir, informant sur les ordres sociaux et sexués ainsi que sur certaines recompositions du système du genre qu’a entraîné la période révolutionnaire. Quels sont les cadres rendant intelligible l’usage de la violence par les femmes ? Comment se définissent les modalités acceptables d’avènement et de représentation de cette violence au féminin ? Différentes modalités de « mises en récits » seront ainsi identifiées. Violence populaire, monstrueuse, sous-tutelle, masculinisante, spectaculaire ou encore « révolutionnaire » : les paroles des pratiquantes et professeurs de self-défense laissent apparaître en creux différents récits qui ont en commun de rendre intelligible la violence des femmes, tout en la contraignant. La position sociale, l’appartenance sexuée et la situation matrimoniale déterminent pour chaque personne le champ des possibles et des impossibles en matière de violence, confirmant que l’ordre social est imbriqué dans celui des sexes. L’identification de ces récits, et de la manière dont ils se traduisent à travers des référents locaux, permet de nourrir une réflexion plus large portant sur les représentations de la violence des femmes en Égypte. |
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