Des « publics » radicaux et polarisés face à la disparition des médias libres en Egypte

Cet article se propose d’analyser à la fois les avancées et les revers de la sphère publique égyptienne sur la base de la théorie des systèmes médiatiques comparés et de la théorie de la transformation. Le fait que les nouveaux dirigeants militaires aient introduit une censure sévère prouve que les...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/ema,
Hoofdauteur: Hafez, Kai
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Égypte/Monde arabe 2015
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Cet article se propose d’analyser à la fois les avancées et les revers de la sphère publique égyptienne sur la base de la théorie des systèmes médiatiques comparés et de la théorie de la transformation. Le fait que les nouveaux dirigeants militaires aient introduit une censure sévère prouve que les médias sont susceptibles de manipulation politique. Cependant, les raisons de la régression du système médiatique égyptien sont multiples. Les médias, largement concentrés entre les mains de vieilles élites, ont fait pression contre la transformation démocratique. Pendant la transition du ‘printemps arabe’, des médias et des publics radicalement polarisés ont miné les bases du consensus démocratique et des sphères publiques pluralistes. La profession journalistique ainsi que les publics peuvent être considérés comme coresponsables du retournement autoritaire de la sphère publique qui a suivi le coup d’état militaire.