L’Égypte urbaine : de la révolution vers l'État ? Gouvernance, urbanisme et justice sociale

Trois ans après la révolution égyptienne, les demandes pour davantage de justice sociale continuent d’être exprimées mais demeurent largement frustrées. Nombre de ces demandes ont trait au développement urbain, recouvrant une distribution spatiale plus équitable des services publics, la démocratisat...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/ema,
Principais autores: Ibrahim, Kareem, Singerman, Diane
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Égypte/Monde arabe 2014
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Trois ans après la révolution égyptienne, les demandes pour davantage de justice sociale continuent d’être exprimées mais demeurent largement frustrées. Nombre de ces demandes ont trait au développement urbain, recouvrant une distribution spatiale plus équitable des services publics, la démocratisation des processus de planification et de gouvernance locale, et des politiques de développement urbain au service de l’intérêt général plutôt qu’à celui de résidents aisés, d’investisseurs étrangers, ou de spéculateurs immobiliers. L’actuel système administratif local manque de représentativité et ne permet pas la participation citoyenne. Récemment, un nombre croissant d’initiatives a cherché à bâtir des relations plus réciproques entre les communautés urbaines et l’État. Le gouvernement reste cependant hésitant à encourager la démocratisation des administrations et politiques locales et une meilleure représentation à l’échelon local. Au lieu de cela, il continue de concevoir et de réaliser des projets qui ne correspondent pas aux défis urbains touchant la vie quotidienne de millions d’Égyptiens.A partir du travail de TADAMUN : « The Cairo Urban Solidarity Initiative », et à la lumière d’expériences de gouvernance participative dans divers pays, cet article soutient qu’une réforme de la gouvernance locale pourrait contribuer à répondre à la demande de justice sociale née de la révolution de 2011 et consolider le processus démocratique. Ces réformes passeraient par une institutionnalisation des canaux de communication entre citoyens et État, par un approfondissement de leur engagement via des coalitions, par la création de nouveaux canaux sollicitant du gouvernement sa responsabilité et sa réactivité, et enfin par une distribution plus équitable des services publics.