Le rôle des confréries soufies durant les élections législatives de 2011 en Égypte : quelques réflexions préliminaires

Les premières élections législatives égyptiennes suivant la révolution de 2011 ont été les plus compétitives de tous les temps. Des dizaines de nouveaux partis politiques étaient prêts à remplir le vide laissé par la disparition de Moubarak et du parti national démocratique. Dans ce nouveau contexte...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/ema,
Prif Awdur: Paonessa, Costantino
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Égypte/Monde arabe 2014
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Les premières élections législatives égyptiennes suivant la révolution de 2011 ont été les plus compétitives de tous les temps. Des dizaines de nouveaux partis politiques étaient prêts à remplir le vide laissé par la disparition de Moubarak et du parti national démocratique. Dans ce nouveau contexte, une minorité de confréries soufies se sont mobilisées. Ainsi, plusieurs partis pro-soufis sont apparus sur la scène politique, et des sheikhs soufis de premier plan ont rompu avec leur tradition d’« apolitisme » en participant ouvertement à l’arène politique. Ce processus a été encouragé par de vieilles rancunes à l’encontre du Conseil suprême des confréries soufies, le spectre de l’islam politique et la peur de l’hostilité des salafistes. Ils semble cependant, étant donné leurs mauvais résultats électoraux, que les partis pro-soufis se révéleront incapables de transformer en influence politique la forte présence des confréries soufies au sein de la société égyptienne. Cet article présente les premiers résultats d’une analyse des programmes électoraux et des campagnes menées par les principaux partis soufis, en se concentrant sur l’impact des facteurs historiques, mais aussi de celui du processus révolutionnaire et de la complexe « transition du pouvoir » sur leurs stratégies politiques. Par ailleurs, cet article se saisit de l’occasion pour s’interroger sur le soufisme contemporain, ses permanences et ses changements.