Les juges et la supervision des élections de 2005

Cet article étudie les différentes consultations électorales de 2005 (référendum constitutionnel, élections présidentielles, élections législatives) à travers les conflits ayant opposé le Club des juges à diverses institutions gouvernementales ou pro-gouvernementales à propos des modalités de superv...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/ema,
Egile nagusia: Bernard-Maugiron, Nathalie
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Égypte/Monde arabe 2012
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article étudie les différentes consultations électorales de 2005 (référendum constitutionnel, élections présidentielles, élections législatives) à travers les conflits ayant opposé le Club des juges à diverses institutions gouvernementales ou pro-gouvernementales à propos des modalités de supervision judiciaire des élections. L’étude des conditions de l’encadrement juridique et judiciaire de ces processus électoraux est un bon indicateur de l’absence de volonté réelle de réforme démocratique du régime. L’échec des juges à se voir confier la supervision intégrale des consultations électorales de 2005 fut suivi par l’amendement constitutionnel de 2007 qui leur retira la supervision judiciaire des élections. En 2008 et 2009, les juges réformistes perdirent la présidence et la majorité au sein des deux plus importants Clubs des juges d’Egypte (Alexandrie et le Caire), payant au prix fort leur activisme politique. Les élections législatives de 2010 se sont déroulées sans présence de juges dans les bureaux de vote.