De Siwa au Caire, la fabrique du patrimoine se nourrit du désir des autres
Cette contribution compare les processus de patrimonialisation en deux situations différentes d’Égypte : la mégapole du Caire et l’oasis berbérophone de Siwa. Dans les deux cas, si les acteurs locaux parlent d’architecture, ils semblent parler aussi d’autre chose. À Siwa, s’invente un style traditio...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/ema, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Égypte/Monde arabe
2010
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cette contribution compare les processus de patrimonialisation en deux situations différentes d’Égypte : la mégapole du Caire et l’oasis berbérophone de Siwa. Dans les deux cas, si les acteurs locaux parlent d’architecture, ils semblent parler aussi d’autre chose. À Siwa, s’invente un style traditionnel local pour le présenter aux étrangers comme un patrimoine authentique, tandis qu’au Caire est exhumé un passé architectural mal assumé, car de tradition européenne, pour le présenter comme patrimoine de droit pour évacuer « l’intrus» (les dispositions des classes populaires) de la scène cairote moderne. Si l’un des principaux modes de production du patrimoine est proprement stratégique, il faudra éclaircir ce que l’intervention sur ces architectures a pour visée. Cela ne soulève guère les passions ni ne provoque des conflits faute de combattants, pour autant, ce ne sont pas des opérations blanches... |
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