Une image sans langage : les fresques de Lascaux dans l’écriture de l’image chez Pascal Quignard

Dans la littérature de Pascal Quignard, l’homme subit un double manque, qu’il faut tenter de colmater : l’oubli de son origine, qui se double de l’impossibilité de voir l’image de la scène de coït originelle qui nous mit au monde. La conscience de cet oubli apparaît, selon l’auteur, avec la découver...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/elseneur,
מחבר ראשי: Gombin, Anna
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Elseneur 2023
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Dans la littérature de Pascal Quignard, l’homme subit un double manque, qu’il faut tenter de colmater : l’oubli de son origine, qui se double de l’impossibilité de voir l’image de la scène de coït originelle qui nous mit au monde. La conscience de cet oubli apparaît, selon l’auteur, avec la découverte de Lascaux en 1940. L’intuition nouvelle d’un passé s’inscrivant au-delà d’une mémoire personnelle créerait alors une déficience et provoquerait le désir de pouvoir remonter à ce temps lointain, immémorial, que Quignard nomme le « jadis ». Or, l’art pariétal de Lascaux, puisqu’il se soustrait au muthos, devient un réservoir d’images originelles potentielles. Les images chez Quignard, et particulièrement celles de Lascaux permettent paradoxalement une libération du mot, du logos, et donc de la création, qui n’est plus contrainte pas le respect d’un récit antécédent. Réservoir d’images oniriques, l’art pariétal devient la condition même de la possibilité d’écrire l’origine.