« Ce que j’appelle l’amour » : Les Mains négatives de Marguerite Duras

Œuvre singulière, tout à la fois texte et film, Les Mains négatives de Marguerite Duras trouve en l’art pariétal l’inscription d’un désir originel témoignant de l’essence même de l’humanité. Capté dans ce manque d’aimer, l’homme seul de la grotte magdalénienne incarne ainsi une quête de la présence...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/elseneur,
Autor principal: Loignon, Sylvie
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Elseneur 2023
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Œuvre singulière, tout à la fois texte et film, Les Mains négatives de Marguerite Duras trouve en l’art pariétal l’inscription d’un désir originel témoignant de l’essence même de l’humanité. Capté dans ce manque d’aimer, l’homme seul de la grotte magdalénienne incarne ainsi une quête de la présence dans l’absence, de l’unité dans la séparation, qui traverse le temps pour faire entendre l’écho de son cri dans l’aube d’un Paris désert. Mettant à nu la solitude essentielle de l’homme tout autant qu’une « donnée coloniale de l’humanité » selon le mot de Duras, l’art pariétal se fait politique. Fondé sur l’absence et sur les jeux d’échos, transgressant les genres, le texte des Mains négatives prend encore une dimension poétique et poïétique : dans le tracé des mains sur la paroi se donne ainsi à voir l’écriture saisie dans sa sauvagerie, écriture passionnelle qui « désécrit » la littérature.