Gohory et Béroalde de Verville traducteurs de l’Hypnerotomachia Poliphili de Francesco Colonna

Le Songe de Poliphile, traduction française de l’Hypnerotomachia Poliphili (1499), paraît en 1546 chez Kerver. Le traducteur officiel, Jean Martin, a été précédé par un anonyme chevalier de Malte, identifiable à l’alchimiste-stéganographe Jacques Gohory. En 1600, Béroalde de Verville publie une nouv...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/elseneur,
Yazar: Jeannin-Corbin, Magali
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Elseneur 2024
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Le Songe de Poliphile, traduction française de l’Hypnerotomachia Poliphili (1499), paraît en 1546 chez Kerver. Le traducteur officiel, Jean Martin, a été précédé par un anonyme chevalier de Malte, identifiable à l’alchimiste-stéganographe Jacques Gohory. En 1600, Béroalde de Verville publie une nouvelle traduction de l’œuvre colonnienne accompagnée d’un commentaire, le Tableau des riches inventions. La caractéristique commune des traductions de Gohory et de Verville consiste en la production d’une nouvelle œuvre : Le Songe de Poliphile, qu’il s’agisse de la version de 1546 ou de 1600, apparaît comme une véritable réécriture, à la lumière du même intertexte : le discours alchimique. Ces distorsions, bien qu’épistémologiquement contestables, n’en révèlent pas moins une vérité du discours colonnien, celle du désir, incarné dans la langue comme dans les motifs narratifs.