« Le chant perdu des pierres perdues »
L’existence des grands récits sacrés autochtones, des chants-poèmes mythiques de la création du monde, est profondément liée aux supports matériels concrets, qu’il s’agisse par exemple des songlines aborigènes, des Chants pour écorce des Chippewas constitués de dessins tracés sur des écorces de boul...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/elseneur, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Elseneur
2023
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L’existence des grands récits sacrés autochtones, des chants-poèmes mythiques de la création du monde, est profondément liée aux supports matériels concrets, qu’il s’agisse par exemple des songlines aborigènes, des Chants pour écorce des Chippewas constitués de dessins tracés sur des écorces de bouleau, du Walam Olum, grand texte mythique et poétique des Lenapes, qui consiste en une série de pictogrammes peints sur des morceaux de bois dur, telle une partition grâce à laquelle le chant était transmis. Si la poésie autochtone contemporaine n’oublie pas cet héritage matériel, la colonisation subie par les Peuples Premiers a imposé aux littératures autochtones des reconfigurations linguistiques et poétiques dont témoignent les générations de poètes nées entre les années 1920 et les années 1960. Nous chercherons les traces et les variations de cet héritage des chants premiers inscrits dans l’écorce, tracés dans le sable, gravés dans la pierre, et nous interrogerons le rôle donné au poète et le sens donné au poème. |
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