La poétique respiratoire du Grand Jeu
À la fin des années 1920, trois bacheliers rémois, Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal et Roger Vailland fondent sur la scène de l’avant-garde parisienne le groupe du Grand Jeu et s’engagent dans une aventure poétique et existentielle sans concession, par laquelle ils s’efforcent de donner séjour à l...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/elseneur, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Elseneur
2024
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | À la fin des années 1920, trois bacheliers rémois, Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal et Roger Vailland fondent sur la scène de l’avant-garde parisienne le groupe du Grand Jeu et s’engagent dans une aventure poétique et existentielle sans concession, par laquelle ils s’efforcent de donner séjour à la réalité qu’ils pressentent. Lancés dans un effort littéralement désespéré pour dire et éclairer leur vision de tous les feux possibles, ils placent au cœur de leur poétique les notions de creux et d’absence et font de leur art le moyen de faire advenir, par la restauration d’une pulsation, la virtualité du monde. S’inscrivant dans une perspective cratyléenne, ce projet qui les engage corps et âme s’appuie sur un dispositif expérimental et tente de concilier l’héritage symboliste et les exigences de la modernité : il s’agit, en artisans, de mettre au point un métier poétique capable de jeter un pont rythmique entre dévoilement métaphysique et mouvement dialectique de l’esprit, entre voyance du sage et promesses de l’électricité. |
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