L’anglais selon Mallarmé : une fiction linguistique
La réflexion intense menée par Mallarmé sur la question du langage est multiple. Elle prend la forme d’une pensée de la poésie, mais également d’un questionnement sur les langues – en particulier l’anglais. Ce dernier s’accompagne d’un travail de traduction des poèmes de Poe qui, selon nous, constit...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/elseneur, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Elseneur
2024
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La réflexion intense menée par Mallarmé sur la question du langage est multiple. Elle prend la forme d’une pensée de la poésie, mais également d’un questionnement sur les langues – en particulier l’anglais. Ce dernier s’accompagne d’un travail de traduction des poèmes de Poe qui, selon nous, constitue une mise en pratique de ces diverses méditations. La langue anglaise, par les différentes qualités de son lexique – étymologie, composition – constitue en effet pour Mallarmé le support d’une rêverie cratyliste. En réalité, l’anglais joue pour le poète le rôle de fiction linguistique permettant de penser la possibilité d’une langue idéale. À ce titre, le travail de traduction de Poe a un rôle emblématique : il permet en effet au poète d’œuvrer à révéler une parenté des langues telle que l’a pensée plus tard Benjamin, c’est-à-dire la possibilité d’un texte capable de « rémunérer le défaut des langues », comme une alternative au vers. |
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