Le détail toponymique au cœur de l’érudition (1870-1910)
Le détail toponymique, au tournant du xxe siècle, a été un outil privilégié pour penser l’historicité du territoire français et incarner sa légitimité géographique dans l’histoire. Chaque nom de lieu fut identifié comme un fossile linguistique dont le chercheur pouvait, par l’érudition, révéler le s...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Écrire l’histoire
2018
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Le détail toponymique, au tournant du xxe siècle, a été un outil privilégié pour penser l’historicité du territoire français et incarner sa légitimité géographique dans l’histoire. Chaque nom de lieu fut identifié comme un fossile linguistique dont le chercheur pouvait, par l’érudition, révéler le sens historique. Pionnier de la toponymie et de la toponomastique, le médiéviste Auguste Longnon en reste le maître incontesté tant son apport en la matière est imposant. Son œuvre nous interroge sur le rapport existant, dans l’écriture de l’histoire, entre le « détail » érudit et une « synthèse historique » ou un « système » qui prend la double forme d’un récit des origines et d’une carte. Mais l’intensité des controverses érudites que la toponymie provoque dans les années 1870-1910 traduit également des enjeux scientifiques et politiques dont l’analyse révèle combien l’inscription de l’histoire en cartes revient alors à une mise en cartes de l’ethnicité. |
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