« Malheur au détail »
La vitesse narrative, trait apparemment auctorial de l’écriture de Voltaire, prend en réalité un sens très différent dans ses œuvres de fiction et dans ses œuvres d’histoire. Alors que dans Candide cette « précipitation » traduit le vertige du vide fictionnel, elle manifeste au contraire chez l’hist...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Écrire l’histoire
2017
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La vitesse narrative, trait apparemment auctorial de l’écriture de Voltaire, prend en réalité un sens très différent dans ses œuvres de fiction et dans ses œuvres d’histoire. Alors que dans Candide cette « précipitation » traduit le vertige du vide fictionnel, elle manifeste au contraire chez l’historien un refus radical du « détail » lié à une conception ambitieuse de l’histoire de l’« esprit humain ». Pour cette raison, Voltaire rejette avec le même mépris – et la même ambiguïté – les anecdotes qui prolifèrent chez des mémorialistes qu’il tient en piètre estime historiographique et les « détails militaires » qui lui semblent indignes de son projet. |
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