« Tout est optique. Ou jeu d’optique »
Parler de morale à l’endroit de l’histoire au xixe siècle, c’est être pris d’emblée dans le miroitement de la polysémie. L’histoire, en tant que science morale, poursuit une tradition dont elle refonde les principes en les laïcisant : recueil des mœurs en usage dans les sociétés humaines, elle cherc...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Écrire l’histoire
2017
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Parler de morale à l’endroit de l’histoire au xixe siècle, c’est être pris d’emblée dans le miroitement de la polysémie. L’histoire, en tant que science morale, poursuit une tradition dont elle refonde les principes en les laïcisant : recueil des mœurs en usage dans les sociétés humaines, elle cherche également à saisir dans le déroulement des faits du passé une exemplarité propre à éclairer, politiquement, socialement et éthiquement, le temps présent. Ce faisant, elle s’assigne des objectifs en partie contradictoires dans leur mise en œuvre et s’impose de réfléchir à sa propre morale, à sa déontologie.À bien des égards, l’extraordinaire fécondité de l’invention en matière de spectacles et de machines optiques au xixe siècle leur confère – du moins pourrait-on en faire le pari – une valeur de paradigme pour la discipline historique et la question morale qui la travaille. L’optique partage avec l’histoire un certain nombre de questionnements ; c’est en tout cas ce que reflètent les textes – fictions, poèmes, articles journalistiques, notices descriptives et techniques – qui en louent les progrès et consignent les nouvelles inventions du siècle : la captation des images, l’enregistrement des faits, la restitution d’une action ; une interrogation forte et permanente sur le caractère moral de ces spectacles qui allient tout à la fois la puissance trompeuse de l’illusion et la vocation pédagogique et heuristique. Les machines à images du xixe siècle sont tout cela et développent leurs expériences et leurs progrès tâtonnants en marge d’une histoire dont elles « réfléchissent » cependant les questionnements épistémologiques et moraux. |
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