« Pour moi » : de Gaulle et l’assomption de soi
Mémorialiste exemplaire de la guerre sans jamais en avoir été l’observateur direct, du moins en ce qui concerne l’occupation elle-même, de Gaulle parvient à compenser son éloignement géographique par les seuls moyens de son récit et de son style : le texte mémorial lui offre des ressources d’incarna...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Écrire l’histoire
2016
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Mémorialiste exemplaire de la guerre sans jamais en avoir été l’observateur direct, du moins en ce qui concerne l’occupation elle-même, de Gaulle parvient à compenser son éloignement géographique par les seuls moyens de son récit et de son style : le texte mémorial lui offre des ressources d’incarnation politique et morale propres à convertir l’action accomplie par le chef de la France libre en une force d’adhésion qui contribuera à le ramener au pouvoir en 1958. La mise en œuvre d’une puissance d’assomption unique dans l’histoire du genre des « Vies majuscules » : peut-être est-ce là ce que les Mémoires de guerre du Général ont de plus singulier – l’usage particulier que celui-ci fait de la locution propositionnelle « pour moi » en offre l’illustration. |
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