L’historien américain et ses publics
Pour qui les historiens américains devraient-ils écrire : leurs collègues ou un plus grand public ? La question se pose avec insistance aux États-Unis – dans un contexte difficile : « crise des humanities », distance croissante entre la société américaine et un monde universitaire qui est souvent mo...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Écrire l’histoire
2015
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Pour qui les historiens américains devraient-ils écrire : leurs collègues ou un plus grand public ? La question se pose avec insistance aux États-Unis – dans un contexte difficile : « crise des humanities », distance croissante entre la société américaine et un monde universitaire qui est souvent moqué dans les médias, réduction des budgets dans l’enseignement supérieur, transformation rapide de l’édition, structures et pratiques universitaires qui encouragent un mode d’écriture autoréférentiel et jargonneux. Cet article examine les opportunités et les défis qui attendent les historiens voulant écrire pour un public non universitaire. S’ils doivent composer avec un marché imprévisible, des éditeurs souvent frileux et une légitimité disciplinaire incertaine, la difficulté majeure réside dans le maniement de registres d’écriture multiples. À l’Université, donc, de repenser la relation entre l’institution, le savoir qui y est produit et le monde qui l’entoure ; d’encourager les presses universitaires à publier des ouvrages qui échappent aux catégories étroites ; de redéfinir les critères de promotion ; et d’élaborer des pédagogies au sein desquelles l’écriture – avec ses expérimentations, ses voix disparates, ses multiples publics – importe au même titre que la méthode ou l’analyse. |
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