La fin du monde ne sera pas télévisée
La fin d’un film apocalyptique a-t‑elle pour effet, si ce n’est pour fonction, d’escamoter la fin du monde, de lui prendre sa place – ou propose-t‑elle la seule manière de la représenter, de lui donner une place ? De fait, le cinéma est toujours contraint de ruser avec une fin qui ne peut en définit...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Écrire l’histoire
2015
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La fin d’un film apocalyptique a-t‑elle pour effet, si ce n’est pour fonction, d’escamoter la fin du monde, de lui prendre sa place – ou propose-t‑elle la seule manière de la représenter, de lui donner une place ? De fait, le cinéma est toujours contraint de ruser avec une fin qui ne peut en définitive que lui échapper – comme la mort, toujours, nous échappe. Contournant l’impossibilité de la représentation de la fin, le cinéma apocalyptique tend à se faire postapocalyptique, c’est-à-dire à commencer par la fin – d’un monde, d’une civilisation, d’une manière de vivre. Échappant parfois à cette loi, certains films apocalyptiques – comme Take Shelter (Jeff Nichols, 2011) – nous invitent cependant à finir par commencer. Loin d’être la fin de tout, l’apocalypse devient alors le signe que tout reste, encore, à faire. |
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