L’impossible mot de la fin de la fiction et du témoignage
L’article s’attache à la fabrique de la fin de La Petite Prairie aux bouleaux (2003), premier film réalisé par Marceline Loridan-Ivens en son nom seul, à soixante-quinze ans. Cette autofiction met en scène le rapport problématique d’une rescapée de Birkenau aux vestiges du camp qu’elle retrouve, vie...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Écrire l’histoire
2015
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’article s’attache à la fabrique de la fin de La Petite Prairie aux bouleaux (2003), premier film réalisé par Marceline Loridan-Ivens en son nom seul, à soixante-quinze ans. Cette autofiction met en scène le rapport problématique d’une rescapée de Birkenau aux vestiges du camp qu’elle retrouve, vieille femme, en simple visiteuse. Parfois, passé et présent raccordent. Parfois non. Cela dépend pour partie de la dangerosité pour la psyché de l’événement visé, pour partie du périmètre exact du site qui se trouve arpenté. Il est question ici des effets produits par la traduction livrée in extremis de « Birkenau », de l’allemand au français, en guise de mots de la fin. Une traduction qui, en transmettant du savoir, permet d’ouvrir une œuvre qui s’achève et de remettre en mouvement un témoin sur le point de se taire. L’imagination de la cinéaste – la matérialité du film – prend le relais d’une histoire de ce centre de mise à mort qui ne pourra bientôt plus s’écrire de la bouche des survivants – de sa propre bouche de témoin historique. |
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