L’Histoire au salon : la duchesse d’Abrantès en historienne
Cet article tente de montrer qu’en publiant son Histoire des salons de Paris en 1837-1838, Laure Junot, duchesse d’Abrantès, s’empare du salon mondain — espace traditionnellement concédé au féminin — pour légitimer sa démarche historiographique, à une époque où les femmes osant écrire l’histoire son...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Écrire l’histoire
2026
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article tente de montrer qu’en publiant son Histoire des salons de Paris en 1837-1838, Laure Junot, duchesse d’Abrantès, s’empare du salon mondain — espace traditionnellement concédé au féminin — pour légitimer sa démarche historiographique, à une époque où les femmes osant écrire l’histoire sont la cible des attaques les plus virulentes. L’analyse de l’introduction de l’ouvrage et des chapitres portant sur le salon de Joséphine de Beauharnais permet de dégager trois axes de cette stratégie : la valorisation du rôle du salon dans la vie politique française, la focalisation sur les affects et l’usage du détail anecdotique comme révélateur de vérités historiques profondes. En s’appuyant sur les travaux de Nicole Pellegrin et d’Isabelle Ernot, cette étude se propose de réhabiliter le statut d’historienne de la duchesse d’Abrantès. |
|---|