Les Matériaux pour une histoire de l’éducation des femmes en Russie (1890-1901) d’Eléna Likhatchova, ou comment les femmes russes deviennent simultanément sujet et objet de l’histoire
L’article analyse l’exclusion des femmes de l’historiographie dans l’Empire russe au XIXᵉ siècle, une exclusion liée à la faiblesse de l’éducation féminine, à des réformes éducatives inégalitaires et à l’idéologie des « sphères séparées ». Malgré des ouvertures tardives et fragiles de l’enseignement...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Écrire l’histoire
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’article analyse l’exclusion des femmes de l’historiographie dans l’Empire russe au XIXᵉ siècle, une exclusion liée à la faiblesse de l’éducation féminine, à des réformes éducatives inégalitaires et à l’idéologie des « sphères séparées ». Malgré des ouvertures tardives et fragiles de l’enseignement supérieur aux femmes, celles-ci demeurent largement marginalisées dans le champ académique, ce qui les contraint à développer des formes alternatives de production du savoir historique. L’article met particulièrement en lumière la figure d’Eléna Likhatchova, considérée comme la fondatrice de l’historiographie féminine en Russie, dont l’œuvre majeure sur l’histoire de l’éducation des femmes russes constitue à la fois un travail scientifique pionnier, un acte féministe, un geste réflexif et une contribution historiographique durable. En s’appuyant sur la collecte systématique des sources et une approche sociale et culturelle, Likhatchova a fait de l’instruction féminine un objet historique légitime, tout en illustrant la façon dont une position non institutionnelle peut favoriser l’émergence de nouveaux objets et de nouvelles perspectives dans l’écriture de l’histoire. |
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