Quand la danseuse écrit l’histoire : le traité de danse comme pratique historiographique au xixᵉ siècle

Cet article examine le traité de danse du xixᵉ siècle comme une forme de pratique historiographique. Face à la rareté des sources et à la tradition critique masculine qui a longtemps structuré l’histoire du ballet, il interroge la manière dont l’écriture pédagogique contribue à définir ce qui doit ê...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/elh,
Glavni autor: Mainwaring, Madison
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Écrire l’histoire 2026
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Cet article examine le traité de danse du xixᵉ siècle comme une forme de pratique historiographique. Face à la rareté des sources et à la tradition critique masculine qui a longtemps structuré l’histoire du ballet, il interroge la manière dont l’écriture pédagogique contribue à définir ce qui doit être transmis et conservé. L’analyse des traités de Carlo Blasis, Arthur Saint-Léon et Léopold Adice montre comment la codification et la notation cherchent à stabiliser la danse en l’abstrayant du corps interprète. Le manuel de Berthe Bernay (1890) propose au contraire une conception fondée sur la transmission incarnée, le studio et les généalogies féminines. L’article soutient ainsi que la pédagogie chorégraphique constitue elle-même une forme d’archive historique, inscrite dans la mémoire corporelle des danseuses.