Les Mémoires de Thatcher

Cet article s’intéresse à la signification ainsi qu’à la réception des Mémoires de Margaret Thatcher, The Downing Street Years (1993) et The Path to Power (1995), dans le contexte de l’évolution de la tradition de l’autobiographie politique britannique. Thatcher n’était pas le premier Premier minist...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/elh,
Auteur principal: Toye, Richard
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Écrire l’histoire 2024
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article s’intéresse à la signification ainsi qu’à la réception des Mémoires de Margaret Thatcher, The Downing Street Years (1993) et The Path to Power (1995), dans le contexte de l’évolution de la tradition de l’autobiographie politique britannique. Thatcher n’était pas le premier Premier ministre à faire appel à des plumes, mais elle semble s’être curieusement désintéressée du processus littéraire d’élaboration de l’histoire de sa vie, alors même qu’elle envisageait ces livres comme un moyen d’asseoir sa réputation et de consolider son héritage. Les livres ont été écrits à une époque où, en désaccord avec l’approche européenne de son successeur, elle espérait encore influencer la scène politique britannique. Le premier volume était fortement autojustificatif mais, à bien des égards, plutôt sans saveur. Cela a pu avoir un impact sur les ventes du second volume, qui était en fait plus intéressant à lire. L’article affirme que la réception du message de Thatcher a été fortement influencée par les paratextes des mémoires, c’est-à-dire les publications en série, les critiques, les entretiens de l’autrice, les programmes télévisés qui les accompagnent, etc. Les livres étaient, bien sûr, des objets physiques qui avaient une qualité talismanique. The Downing Street Years, en particulier, était devenu une icône qui véhiculait une signification même pour ceux qui n’avaient pas choisi de le lire.