La figure d’Ibrahim dans le Voyage en Orient de Lamartine
Dans son Voyage en Orient (1835), Lamartine fait d’Ibrahim-Pacha, le fils du vice-roi d’Égypte Méhémet-Ali, dont il commande l’armée, un héros destiné à porter le coup de grâce à un Empire ottoman jugé (prématurément) moribond. L’occupation égyptienne de la Syrie, entre 1832 et 1840, impressionne le...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Écrire l’histoire
2015
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Dans son Voyage en Orient (1835), Lamartine fait d’Ibrahim-Pacha, le fils du vice-roi d’Égypte Méhémet-Ali, dont il commande l’armée, un héros destiné à porter le coup de grâce à un Empire ottoman jugé (prématurément) moribond. L’occupation égyptienne de la Syrie, entre 1832 et 1840, impressionne le poète, futur député en quête de légitimité politique. Comparant à Bonaparte le conquérant égyptien, Lamartine fait de celui-ci une figure incarnant sa propre conception providentialiste de l’Histoire. Cependant, par la brutalité avec laquelle il écrase la ville d’Acre, Ibrahim ne peut incarner véritablement le rêve civilisateur que porte avec lui le voyageur. C’est en réalité la colonisation française de l’Algérie qui est en jeu dans la mythification ambiguë dont fait l’objet le général de l’armée égyptienne. |
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